C'est un nonchalant. On le croit dans son hamac, en quelque Ethiopie, alors qu'il dort sur la banquette d'un train déglingué de Bulgarie. Le Leica en bandoulière, il arpente les rues de Sofia, Bamako ou Brasilia. La photographie noir et blanc est sa manière d'être attentif à ce qui l'entoure, tandis que la chanson couleur lui est un art de vivre, une bohème merveilleusement désargenté. Il n'a besoin pour vivre que de la guitare des autres. Ses chansons s'écrivent dans des baignoires de chambre d'hôtel, au Caire ou à Dijon. "Les fainéants dans la vallée fertile" est son livre de chevet, "il ne faut rien vouloir, il faut seulement se rendre disponible" est sa devise.

À écouter la fraîcheur et la simplicité des chansons de Camille Couteau, on n'imagine pas l'ingéniosité dont elles doivent faire preuve pour réussir à s'extirper de sa chambre. Elles s'y entassent, sur le lit, le piano ou le rebord de la baignoire, sans qu'il réussisse à les mener au bout d'elles-mêmes.

L'année deux mille sept, avec le guitariste Dominique Osawa, il s'est efforcé d'en enregistrer quelques-unes. Ils y ont mis plusieurs nuits, et tout leur coeur. Terminé, le disque fut posé sur une étagère sans que nul ne se soucie de le faire publier.

Les mois, les années et la poussière ont passé. Ses amis du Saule se sont émus de ce joli gâchis et l'ont convaincu d'autoriser une sortie numérique. Ne se reconnaissant plus dans ce disque dont il revendiqua naguère, pourtant, la fausse naïveté au point de l'appeler Le secret du Bonheur, il décide alors de ne garder que quelques-unes des chansons, ce qui donne ce mini-album, intitulé J'ouvre une fenêtre.


www.camillecouteau.com
"J'ouvre une fenêtre" (2009) EP

Un agréable voyage / À quoi tu penses? / Un chat que j'ai apprivoisé / J'ouvre une fenêtre / La fillette des steppes

"Si le grand public tombe dessus au détour d'une page web ou d'une radio activiste, ça pourrait bien faire un carton..." ZICAZIC

"On apprécie la richesse instrumentale et les textes très humains de Camille Couteau" KRONICS

"Que penserait Jacques Demy de ce «Chat Que J'Ai Apprivoisé», de cette image superbe des lignes de la main qui s'entremêlent?" A DECOUVRIR ABSOLUMENT
Camille Couteau

Téléchargez Flash Player