
Toute l’Europe pays par pays. Ces quelques mots sur la couverture d’un gros livre, comme pour nous rappeler que nous sommes au coeur de Bruxelles-capitale, Bruxelles-polymorphoses pour reprendre et pour marier deux chansons de Dick Annegarn, chantre polylinguiste, fils adoptif chéri(f) de la ville… et de nous ici pour qui il est une sorte de parrain.
Nous sommes dans le décor de Cook and Book, il y a bien des livres dans la salle du restaurant, et Guillaume (qui ne voit pas l’Europe dans son dos) regarde, le tenant au poing, l’avenir dans le double fond d’un poivrier renversé, tandis qu’Hugo ne sachant s’il faut trinquer, se redresse dans la même direction.
Nous aimons ces deux là, au nombre de nos bienfaiteurs: Hugo nous bordait le moment de faire les rêves du lendemain, Guillaume entremetteur de mots-valises pour Thibor le groupe, faisait notre propagande sur les ondes bruxelloises (en podcast bientôt).
Luc n’est pas sur la photo mais dans nos meilleurs souvenirs, aussi Sébastien et toute l’équipe de Cook and Book.
Car il y avait à l’étage cet espace pour la musique, du vinyle 180g pour tapisser les murs, du Mulatu Astatke, du Relaxin’ with, du Talking heads (celui-ci il est facile à trouver!), du Murnau sur les écrans plasma et de grosses planches de bois à claquer sous la pulse: Léonore alla du pied, des mains et de la stase au milieu des peaux, des cordes et du grand piano des Trois. Aurélien la précédant, s’était contenté d’installer l’éternité dans une chanson.

Avant. Pendant les balances.
Première soirée très hallucinée, nous n’avons pas plus de traces de ce concert à coiffure Liliane sous la boule à facettes, que du concert d’Aurélien avec Samir Barris au Cabaret à Chansons ce même soir dans la lumière crépitante d’un feu de cheminée.
Incipit en falaise dans la nuit bruxelloise.
Quand Aurélien nous a rejoints, qui était encore en mesure de prendre des photos? Heureusement personne.
photos : Laurent Sériès