Piaf le morning, merle l'après-midi, aigle le soir. Garçon sur la balançoire, Aurélien chante, d'une voix grave et juste, l'angel dust, la poussière d'ange, le danger d'exister, l'été limpide de "celui qui vient de naître", ces choses qui ne se disent pas, ou plus. L'amour qui n'avoue pas son nom d'oiseau, le détail des choses, leur beauté. Leur surface aussi, sur laquelle lire, finalement, un peu de leur vérité. L'empreinte du pied nu, les traces musicales d'un passé si proche (hier soir, ce matin) qu'il se confond à notre présent lointain. Canari sur le balcon, ce Merle?
Nonchalant Aurélien qui confie ses refrains au vent, avec le fol espoir qu'ils parviennent à nos oreilles, transformés, lavés, délavés, restitués à l'originel tremblement. "Et si c'était la peine, de se donner la peine", dit-il. La peine de gratter si délicatement les six cordes d'une guitare anglaise, la peine de chanter juste. Justesse, justice, un cri fredonné. Il est temps de pardonner, de s'abandonner. Au nez et à la barbe des aveugles et sourds du coeur d'artichaut. Car il en faut de l'art, même mineur, pour fondre mots et notes en une seule et même chanson. Travail d'alchimiste, de chansonniste. Ouvrage amoureux, orfèvrerie du papier de riz. Encre qui coule dans nos veines à la pliure d'un bras de Seine. Et si c'était la peine, de se donner la peine?
Aurélien Merle commence à se faire remarquer en 2002 avec un premier album démo entièrement écrit, composé et enregistré chez lui, intitulé "Ceci est un Merle" mêlant chansons minimalistes et compositions au piano. S'en suivent les premières scènes dans la région angevine et la confirmation avec un album autoproduit en 2005 "Le jeu des balcons mal fermés".
Démarré avant même le bouclage de ce disque, la mise en musique de poèmes de l'irlandais William Butler Yeats aboutit à un enregistrement entièrement acoustique sur lequel il réunit autour de son piano et de sa guitare, une contrebasse et un violoncelle. Douze poèmes devenus douze chansons sur un album publié fin 2006, "For Words, Perhaps", allusion à un recueil de poèmes de Yeats intitulé "Words for Music Perhaps".
Aurélien Merle quitte alors son Anjou pour s'installer à Paris où il co-fonde le label Le Saule en 2008. En solo, il écume les incontournables bars parisiens (Le Connétable, le Vieux Léon, L'Ogresse, le Café Universel...) et dans des salles comme le Zèbre de Belleville, l'Entrepôt, ou la péniche El Alamein.
Fin 2009, il publie un EP 5 titres de reprises intitulé "Aurélien Merle a compris l'intérêt des chansons d'amour" et dans la foulée son troisième album de chanson, "Vert Indolent", sélectionné sur les compilations "Fnac/Believe Talents d'hiver 2010" et "À Découvrir Absolument".
"Vert Indolent" (2010)
(intro) / C'est cousu / Un arbre / (intermède I) / Le réveil / Grosse fleur / Un indécis / (intermède II) / L'homme troué / Un doigt sur la bouche
"...a compris l'intérêt des chansons d'amour" (2009) EP
Isn't it a pity? / Le bel âge / Letter to Hermione / Moon river / Les statues de sel
"For Words, Perhaps" (2006)
The Cold Heaven / Mad as the Mist and Snow / Three Things / The Mother of God / Memory / A Song / The Rose of the World / Before the World was Made / A Crazed Girl / A Coat / The Cat and the Moon / Epitaph
"Le jeu des balcons mal fermés" (2005)
Mon héros / La cantatrice fauve / Le plus bel effet du hasard / Interlude / Prison / C'est dimanche / Artemis / La dérive / Pieds nus
"Une oeuvre mature, explorant l'intime avec des gants de velours. La chanson française vient de se trouver des raisons d'espérer une Liberation." A DECOUVRIR ABSOLUMENT
"Un album vraiment touchant." POPNEWS
"Un folk gracile. Un album épuré et distingué." LE SCENO
"Aurélien Merle a encore pris un peu plus d'envergure." ZICAZIC
"Un régal acoustique, supra-élégant et propice à la rêverie." FRANCHUTA
"Un grand moment de bonheur simple et profond." I-MUZZIK
"Coup de coeur." A DECOUVRIR ABSOLUMENT
"Des chansons qui évitent tout tapage et suivent un cours mélodique constant. Au-dessus, la voix de Merle, en équilibre constant, joue au funambule et suit quelques charmants méandres sur des morceaux mélancoliques ou plus guillerets." POPNEWS
"Avec ce projet Aurélien Merle touche en plein coeur. Aurélien et sa guitare de bois nous montrent à la fois à quel point la poésie est un art de la précision et combien elle ne supporte pas le superflu." CONCERT AND CO
"C'est une réussite. Ces douze titres séduisent par la sobriété et la justesse de leurs arrangements, pas une note de trop. Vivement recommandé !" PRESTO!
"On pourrait faire nombre références à des songwriters anglo-saxons, mais cela serait aussi un peu réduire ce CD qui a une véritable identité" NOUVELLE VAGUE / note: 4/4
"For Words, Perhaps apparaît comme un très bel album de folk dans la grande tradition des baladins anglo-saxons, de Nick Drake à John Cale." ZICORAMA.COM